Les ORISHAS

Présenté par les danseurs et danseuses de la compagnie du Folclorico de Oriente, au théâtre José Marti Santiago de Cuba.

 

  Elegguá : Orisha guerrier. Premier et dernier du panthéon yoruba de plein droit. Maître de la vie et de la mort, de la vérité et du mensonge, maître des chemins, il détient la clé qui ouvre et ferme le chemin de la vie et de la chance. Son principal attribut est la crosse en bois  de goyavier avec laquelle il sépare le bien du mal. Ses couleurs sont le noir et le rouge, il est décoré de 21 coquillages qui sont ses chemins. Par  syncrétisme, on lui donne les traits de l’enfant d’Atocha des catholiques.

 

 

Oggún : Orisha guerrier. Maître de tous les métaux, de la forge, de la montagne et de la force brute, c’est un orisha qui vit au plus profond de la montagne, protecteur des forgerons et de tous ceux qui forgent et travaillent le métal, maître des chiens qui offrit à Babalú ayé pour qu’ils l’accompagnent dans son pays .dans la religion catholique, il est l’équivalent syncrétique de saint Paul. Ses couleurs sont le vert et le noir avec des coquillages  décoratifs ; son attribut principal est la machette.

 

 

Ochún : Orisha maîtresse de l’amour, défenseur de la femme et de la maternité. Maitresse des eaux douces et de l’or. Le miel d’abeille la courge et les sucreries sont ses attributs. Sa couleur est le jaune doré, ses attribut principaux également les bracelets en or et les clochettes sonores. Le syncrétisme avec la religion catholique l’associe avec le vierge de la Guadeloupe, la vierge de la Macarena, et enfin avec la vierge, patronne de cuba, de la caridad del Cobre.

 

 

Changó : Orisha majeur. Maître du feu, du tonnerre, de l’éclaire et de la guerre, des tambours batá et de wemilers (fêtes, danses) des orishas. Maître de la virilité, il se croit le maître de toutes les femmes. Dans le culte yoruba il est le devin par excellence ; ses attributs sont l’épée, la hache bipède, le château et les trois tambours batá. Il s’habille en rouge et blanc, on l’invoque avec des maracas. Par syncrétisme dans la religion catholique, il est Sainte Barbara.


Yemayá : Orisha mère très aimante, qui mit au monde et éleva tous les orishas du panthéon yoruba, maîtresse de la mer et de tous les secrets. Toutes les richesses et les secrets du fond de la mer sont sa propriété. Orisha qui force le respect puisqu’elle fait elle-même tout avec beaucoup de respect et de soin. Elle est miraculeuse mais quand on ne tient pas ses promesses auprès d’elle on est sévèrement puni. Elle est la patronne des ports et protège les marins. Sa couleur est le bleu avec des liserés blancs à l’instar de la mer et de ces vagues quand elles se précipitent sur les rochers. A Cuba le syncrétisme l’associe à la très sainte Vierge de la Régla.

 

Oyá : C’est la seule femme guerrière du panthéon yoruba. Orisha d’une grande beauté, certains la craignent parce qu’elle vit aux portes du cimetière. Elle est la maîtresse des vents, de la foudre  et des tourbillons, elle est la maîtresse de l’armée des morts. C’est un orisha de fort caractère et qui inspire un grand respect. Ses couleurs sont le rouge lie de vin bordé de neuf autres couleurs sans compter le noir. Elle utilise une gousse de flamboyant et un iruke rouge carmin foncé, parfois une machette. Elle équivaut, par syncrétisme dans la religion catholique, à Sainte Thérèse de Jésus.

 

Babalú Ayé : Protecteur toutes les maladies, c’est un orisha miraculeux et humble. Suite au désordre dans lequel il a vécu, il a contracté des maladies comme la lèpre, la syphilis et des boutons de peau ; c’est pour cette raison qu’il protège les êtres humains de toutes les maladies. Ses dévots à Cuba lui remettent des offrandes pour les miracles réalisés mais quand on accompli pas ses demandes sa colère est incalculable. Ses attributs sont une brosse en feuilles de cocotiers et des balayettes d’herbes amères avec lesquelles il se nettoie le pue et ses boutons. Il est accompagné des chiens qu’Oggún lui a offerts. Ses vêtements sont en toile de jute avec des ornements violets. Il est l’équivalent syncrétique dans la religion catholique de Saint Lazare.

 

 

Obbatalá : Orisha Majeur. Maître de toutes les têtes humaines, de la pureté du monde, de la paix, des cannes, du respect et de tout ce qui est blanc et pure sur la terre. Ses attributs sont iruke blanc (fait dans la queue d’un cheval), les colombes blanches qu’il fait voler pour apporter la paix dans le monde. Il vit sur la cime de la colline la plus élevée pour pouvoir réagir en toute justice depuis les hauteurs. Le syncrétisme l’associe dans la religion catholique à la Sainte vierge de la Grâce.

 

Los Orishas

 

Le Yoruba

La religion Yoruba est dominée par un Dieu suprême Olodumare (ou Olafin ou Olorun ou Olorian), source de l'ashé - l'énergie spirituelle de l'Univers - qui a envoyé sur Terre des émissaires, demi-dieux humains, appelés Orishás qui sont la personnification de la Nature. .

santeria

Les Orishás, en outre, veillent pour que chaque mortel accomplisse le destin qui lui a été destiné à sa naissance. Ceux qui ne l'accomplissent pas suivent le cycle des réincarnations successives. Cette croyance est semblable à celle de l'hindouisme et du bouddhisme. Le « Bembe » est la musique qui célèbre les Orishas. santeria Un véritable adepte de la Regla de Ocha est une personne qui a été initiée dans la religion. A l'issus d'une cérémonie la personne devient un iyawo (novice) et doit se vêtir de blanc et obéir à des règles strictes pendant un an. À la fin de cette période, il accomplit une cérémonie (de confirmation) appelée Ebbo et devient un Omo-Orisha (fils d'orisha).

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